(F) France

Textil + Betten
 THOBA   Miesbach - Bahnhofplatz

www.thoba.de

Bienvenue à Miesbach

La ville de Miesbach est un centre culturel et économique important de Haute Bavière. S'étendant sur une surface de 32,15 km2, la ville compte 12 000 habitants. Elle est située au cœur des Préalpes au sud de Munich à une altitude de 688,85 m (Hôte de ville), son point le plus élevé étant le Stadlberg à une altitude de 924 m.

La ville est particulièrement connue pour sa richesse en coutumes populaires, à savoir la musique, la danse et les costumes régionaux. Les usages ancestraux sont transmis de génération en génération, et vous trouverez dans la ville de nombreux artisans et magasins avec une longue tradition qui produisent et vendent les costumes originaux de Miesbach, habit qui est connu au-delà des frontières de la ville et que les autochtones portent très naturellement, comme signe de leur attachement à leur région natale. D'où la réputation de Miesbach d'être le berceau du mouvement folklorique de Bavière.

Les sportifs auront le choix entre la piscine, la patinoire, les courts de tennis, les stands de tir sportif et le vaste réseau de sentiers qui propose des randonnés à la découverte des richesses naturelles et culturelles de la région.

Miesbach est aussi le centre administratif et écolier de la région et offre de bonnes possibilités de faire du lèche-vitrine et des achats. La ville vaut toujours une visite, surtout les jeudi matins quand la Marktplatz héberge le marché fermier, et que, dans la Oberlandhalle, sont présentés, dans le brouhaha des éleveurs et leurs clients, toutes sortes de bestiaux, notamment les bovins blancs tachetés de brun de race Miesbach. Cette race est exportée dans tous les coins du monde, et lors des promenades aux alentours de Miesbach, on peut voir ces bovins tachetés un peu partout sur les pâturages et collines des Préalpes.

Pour les amateurs de culture la ville offre de maintes attractions, et une promenade au centre-ville historique avec ses ruelles et places pittoresques et la place du marché dominée par l'impressionnant arbre de Mai est particulièrement divertissante. Le centre-ville historique compte parmi le plus beaux en Haute Bavière et est classé "ensemble protégé" (comparable à la Zone de protection du patrimoine, architectural, urbain et paysan en France). Pour une soirée distrayante nous vous proposons d'aller voir une pièce de théâtre, un concert, un opéra, une opérette ou un cabaret politique dans la Waitzinger Keller, le centre culturel de la ville.

Laissez-vous donc séduire par l'ambiance délassante et conviviale qui est si typique pour la Bavière. Vous pouvez respirer cette ambiance, par exemple, dans un des Gasthäuser où les Bavarois, jeunes et vieux, professeur et fermier, aiment se régaler d'une spécialité bavaroise ou simplement d'une choppe de bière.

Joignez-nous pour une promenade au centre-ville historique:

Découverte de Miesbach et de son histoire pleine de vicissitudes

Promenade: Waitzinger Keller - Stadtplatz - Marktplatz – Eglise protestante - Rathausstraße - Fraunhoferstraße – Hôtel de ville (Rathaus) – Bahnhofplatz – Marienplatz – Eglise paroissiale catholique (environ deux heures)

(1)
Le centre culturel Waitzinger Keller (Schlierseer Straße 16):
Les quatre grandes voûtes de la cave à bière furent construites en 1877. La cave appartenait autrefois à la brasserie Waitzinger (voir station 11) que la famille du même nom acquit, en 1817, du Royaume de Bavière pour le montant de 43.200 florins bavarois. Max Waitzinger qui a hérité de la brasserie de ses parents décéda très tôt et ce fut alors sa veuve Susanne Waitzinger, une femme pieuse et énergique, qui l'exploita dès 1855. Elle fit ériger en 1877/78 "au sein d'un magnifique jardin florissant les vastes caves qui pouvaient presque égaler les dimensions des premières caves à bière de Munich".

Pendant l'été de 1905, son petit-fils Carl Fohr commença à construire sur les caves un bâtiment qui abritait, au premier étage, une salle des fêtes avec une scène de théâtre. La salle de style Art Nouveau était décorée de fenêtres à vitraux colorés et de fins ouvrages en stuc raffinés. La voûte de la cave fut ornée de peintures de l'artiste Alois Dirnberger, chaque tableau étant complété d'aphorismes. Une année plus tard, le 5 août 1906, la salle fut inaugurée par une grande fête: "La salle est provisoirement entièrement blanche, sur le côté sud se trouve la scène de théâtre, une immense fenêtre à vitraux colorés à motifs floraux orne la partie nord (…) La salle qui est en effet un enrichissement pour la ville de Miesbach peut facilement accueillir 600 personnes comme c'était le cas hier … "

Constituant pendant longtemps le centre de la vie sociale et associative de Miesbach, la salle a dû être fermée en 1976 pour cause de vétusté. En 1987 la ville de Miesbach acheta l'immeuble et, suite à une décision du conseil municipal en 1992, la rénova entre 1993 et 1997. Dès lors, le Waitzinger Keller constitue le centre culturel, de congrès et de manifestations de la ville de Miesbach. La Waitzinger Keller abrite aussi la Volkshochschule, l'école populaire avec sa grande variété de cours, et l'office du tourisme.

Du côté sud de la Waitzinger Keller, derrière le parking, s'étend la Oberlandhalle avec ses étables et sa halle d'adjudication où se tient tous les jeudis matins le marché aux bestiaux.

(2)
Trachtenheim (maison des costumes et coutumes populaires,
   Schlierseer Straße 11):

Face à l'entrée centrale de la Waitzinger Keller est situé le chalet du Trachtenheim qui est le domicile du "Heimat- und Volkstrachten-Erhaltungs-Verein e.V.", une association qui a pour but de conserver la tradition des costumes et usages populaires. Elle compte aujourd'hui environ 600 membres. Son précurseur, constitué le 4 avril 1859, était la première association en Bavière à s'occuper de la sauvegarde des traditions et des costumes régionaux. Miesbach peut donc, de bon droit, se vanter d'être le berceau du mouvement folklorique, et, au cours des siècles, le costume régional est devenu synonyme de l'habit traditionnel Bavarois.

Le Trachtenheim sert à l'association pour ses répétitions de danse populaire, ses réunions et assemblées. A l'entrée (côté est de la maison), une fresque du peintre Sepp Stallhofer (1980) montre des personnes en costume local du dimanche et souhaite la bienvenue aux visiteurs.

(3) La Stadtplatz:
Pour arriver à la Stadtplatz, nous prenons le petit sentier qui, entre la Waitzinger Keller et le Trachtenheim, descend la colline. A votre gauche, vous voyez un petit chalet que les membres de l'association ont érigé bénévolement. On peut enlever sa façade et le chalet se transforme ainsi en scène de théâtre. Les spectateurs suivent les représentations de théâtre ou des concerts, bien à l'ombre sous les arbres. Sur le terrain en terrasse de la colline se trouvaient autrefois les bassins dans lesquels la brasserie Waitzinger produisait, en hiver, la glace qui servait à frigorifier la bière en été.

Au pied de la colline, tournez à droite pour arriver à la Stadtplatz. Sur l'actuelle place, l'ancien marché du haut, s'était établie la première zone d'habitat de Miesbach. Elle était située au pied de la colline nommée Burgberg sur laquelle fut réalisée la première forteresse de la ville. Menant de Rosenheim à Bad Tölz, la route du sel passait par Miesbach en traversant la place pour quitter la ville par la vallée du Schlierach.

Sous la place coule encore le ruisseau Miesbach qui a donné son nom à la ville. Jusqu'en 1824, c'était un ruisseau ouvert qui servait, entre autres, d'abreuvoir aux chevaux et autres bestiaux. Le mot "Mies" se déduit de l'ancien mot dialectal "Mias" pour marais. Dans les temps passés, le ruisseau a souvent inondé la ville causant des dégâts considérables. Dans le cadre de l'assainissement du centre-ville et suite aux expériences des grandes inondations du siècle en Bavière, le Miesbach fut muni, en 1989/90, d'un système de protection contre les inondations. Aujourd'hui, il coule sous la Ledererstraße, la Frühlingstraße et les rails des chemins de fer pour se jeter dans le Schlierach.

Avant le grand incendie qui dévasta la ville en 1783, le Stadtplatz était le centre urbain de Miesbach où se tenaient, jusqu'au 17ième siècle les marchés aux bestiaux. La place est surplombée par le nouveau château (Münchner Straße 1, voir station 8) réalisé au 17ième siècle au nord de l'ancienne forteresse.

(4) Anwarthaus (Haindlkeller, Rosenheimer Straße 2):
Au pied de la colline Burgberg, la Haindlkeller (cave Haindl) faisait autrefois partie du château. A l'époque du baroque, la maison était un imposant palais où résidaient les futurs successeurs du gouverneur. Adjacent à la maison se trouvait jusqu'en 1827 la Markttor, la porte du marché.

La cave comporte de vastes voûtes en plein cintre datant du 16ième et 17ième siècle. La maison avec son toit en croupe fut érigée en 1923 suivant un style historique selon les plans de l'architecte Karl Wegele. Rénovée en 1984/85, on y trouve aujourd'hui des appartements.

(5) La Villa Kammerer (hôtel Kammerer, Rosenheimer Straße 14 a):
fut construit en 1863 pour un notaire royal du nom de Kammerer. Entre 1887 et 1892, le poète et titulaire du prix Nobel Paul Heyse résida plusieurs fois dans cette maison.

(6)
Amtsgericht Miesbach (Tribunal cantonal, Rosenheimer Straße 16):
Le bâtiment néo-renaissance fut construit en 1901 comme siège du Tribunal cantonal du Royaume de Bavière et sert jusqu'à nos jours de Tribunal de la circonscription judiciaire de Miesbach.

(7) Landratsamt (Rosenheimer Straße 3):
Le Landratsamt allemand correspond à peu près à la préfecture française. Le bâtiment avec son architecture historique moderne date de l'année 1914 et est depuis le siège de l'administration de la circonscription de Miesbach et de son Landrat élu.

(8) L'ancien château (Münchner Straße 1),
construit à partir de 1611 par Willhelm de Maxlrain, seigneur du comté de Hohenwaldeck, est aujourd'hui le siège de l'office du cadastre. Situé dans l'agglomération la plus importante et centrale du territoire des comtes de Maxlrain, le château hébergeait autrefois surtout l'administration des seigneurs et servait de résidence à leur administrateur. La famille régnante elle-même résidait à proximité, au château Wallenburg au nord de Miesbach.

Le château à deux étages était à l'origine muni de quatre tours d'angle surmontées chacune d'une coupole, architecture typique des châteaux dans la campagne bavaroise du 16ième et 17ième siècle. Depuis la démolition des tours d'angles en 1734 (la même année où Miesbach est devenue bavaroise) et l'incendie de 1783, le château a subi plusieurs simplifications importantes le modifiant, de sorte qu'aujourd'hui ne reste qu'un bâtiment rectangulaire modeste avec une façade sans fioritures. Seul le vestibule du rez-de-chaussée possède encore des éléments baroques.

L'église catholique "Portiunkula" au nord de l'ancien château est dédiée à saint François d'Assise. Le nom de l'église fait référence à la chapelle Portiunkula, aujourd'hui Santa Maria degli Angeli, près d'Assise, l'église préférée du saint François dans laquelle il avait fondé le mouvement franciscain. Malheureusement, l'église saint François de Miesbach, érigée en 1659, n'est aujourd'hui ouverte que pour des occasions particulières.

(9) Weinhaus Beer (vinothèque Beer, Stadtplatz 9):
La vinothèque Beer (construite en 1623), aujourd'hui une Pizzeria, fut une des rares maisons à survivre au grand incendie de 1783 et compte donc parmi les maisons les plus anciennes de la ville. La peinture murale de 1800 représente une vue de la ville de Miesbach sur laquelle plane saint Florent, le patron des sapeurs-pompiers et protecteur contre les incendies. Les cadres des fenêtres avec leur décor en stuc datent de l'époque du Rococo.

(10) Stadtplatz:
Au milieu de la place, en 1905, fut érigé d'après les plans du sculpteur Munichois Bernhard Bleeker la fontaine de saint Michel qui commémore les morts tombés lors de la révolte paysanne contre l'occupation autrichienne de la Bavière (guerre de succession d'Espagne de 1701-1714). Cette révolte, réprimée, à Noël 1705, de façon sanglante à Sendling près de Munich (aujourd'hui un quartier de la ville de Munich), est entrée dans l'histoire bavaroise comme le "Noël meurtrier de Sendling". La fontaine sert aussi de monument aux morts des guerres de 1866 (guerre contre la Prusse), de 1870/71 (guerre Franco-Allemande) ainsi que des deux Guerres Mondiales. Sur les vasques de la fontaine moulée par Ferdinand von Miller s'élève saint Michel terrassant le démon. Le mouleur de la fontaine était le père d'Oskar von Miller qui réalisa la première transmission de courant électrique du monde (voir station 23) et fonda, en 1906, le célèbre Deutsches Museum, le musée technique de Munich.

La composition de la place avec sa fontaine bordée de tilleuls est caractéristique de l'époque du prince régent bavarois Luitpold à la fin du 19ième siècle. Beaucoup des bâtiments qui entourent la place étaient autrefois des auberges prospères qui profitaient des revenus apportés par le marché sur la place, la route du sel qui traversait la ville, le célèbre pèlerinage de Marie au 18ième siècle et le tourisme qui découvrit la région au sud de la ville de Munich dès le 19ième siècle.

(11) Waitzinger Bräu (brasserie Waitzinger, Stadtplatz 12):
L'imposante bâtisse à trois étages de l'auberge "Gasthof Waitzinger" surmontée d'un toit en croupe domine le côté sud de la place. Ce fut dans ce bâtiment que débuta le grand incendie de 1783. La maison d'aujourd'hui date de 1783/1785 et fut modifiée, en 1922, en lui apposant une entrée de style d'Art Nouveau.

La brasserie, acquise en 1817 par la famille Waitzinger, s'est développée au cours du temps pour devenir une des plus importantes brasseries de Bavière méridionale et la plus importante en dehors de Munich. Après l'acquisition, en 1928, de la majorité des parts par la grande Brasserie Munichoise Paulaner-Bräu, la production de la bière Waitzinger fut arrêtée en 1977. Seule la brasserie Hopf (Schützenstraße 10) qui appartient aujourd'hui au groupe Munichois Paulaner et Hacker-Pschorr produit encore sa Weißbier, la bière blanche, à Miesbach.

La façade de la maison donnant sur la place est décorée d'une fresque qui illustre la Vierge Marie douloureuse au pied de la croix. Elle symbolise le célèbre pèlerinage de Marie à l'église paroissiale qui attirait chaque année au 18ième siècle des milliers de fidèles de tous les coins de l'Ancienne Bavière, de la Souabe et du Tyrol ce qui a contribué en grande partie à l'aisance des citoyens et à l'essor de la ville de Miesbach. La légende raconte qu'une nuit, le tableau de la "Vierge Marie douloureuse au pied de la croix" de l'église paroissiale commença à briller si radieusement que les croyants affluèrent de partout pour admirer le miracle ce qui marqua le début du fameux pèlerinage. Le premier miracle fut rapporté en Juillet 1693 quand un nommé Thomas Auracher se vit libéré d'une maladie oculaire grave. Les livres dans lesquels furent inscrits les miracles entre 1695 et 1703 parlent de 13 330 prières écoutées et même de quelques miracles.

(12) Priesterhaus (maison des prêtres, Stadtplatz 1):
Dans la maison habitèrent, entre 1722 et 1804, jusqu'à dix à douze prêtres coopérateurs et pèlerins.
Victime du grand incendie de 1783, la maison fut alors reconstruite et, en 1905, complétée par un troisième étage, le tout surmonté d'une toit en croupe. Les trois balcons avec balustres de style régional montrent une touche baroque. De 1804 à 2002, les citoyens de Miesbach pouvaient acheter ici, dans l'ancienne apothèque municipale, leurs médicaments et produits de santé.

Nous continuons notre promenade par la pente assez raide de la rue du nom de Lebzelterberg.

(13)
Trachtenbrunnen (fontaine folklorique):
La petite fontaine dans la rue fut créée, en 1986, par Ursula Kemser-Dieß, une sculpteuse d'Irschenberg. Au milieu du bassin de la fontaine gracieuse s'élève une femme en costume local du dimanche. Comme tant d'autres motifs – p. ex. l'arbre de Mai, la fresque de la Trachtenhütte, les sculptures ornant les rues à l'entrée de la ville – la fontaine de pierre fait référence aux multiples coutumes et traditions populaires.

 (14) Lebzelterberg:
La rue doit son nom aux Lebzelter, des artisans qui produisaient jadis les pains d'épices appelés Lebkuchen ou Lebzelten. Ces pains sont aujourd'hui une spécialité de l'Avent bavarois. À part les épices, l'ingrédient essentiel est le miel, et les Lebzelter fabriquaient aussi d'autres produits d'apiculture comme les bougies ou l'hydromel. Le café pâtisserie au Lebzelterberg n° 3 poursuit encore cette tradition ancestrale. Sur la façade nord qui donne sur la Lebzelterberg, est appliqué, entre les fenêtres, le moulage en cire d'un aristocrate de l'époque baroque.

(15)
Fresque au Lebzelterberg n° 2:
Cette remarquable peinture murale créée vers 1935 par Richard Schaupp représente une scène de la révolte paysanne de 1705, le dit "Noël meurtrier de Sendling", lors duquel 1500 hommes perdirent leur vie (voir station 10).

(16) Marktplatz (place du marché):
Nous voilà arrivés sur la Marktplatz que beaucoup d'habitants de Miesbach nomment toujours "marché du bas" par rapport au "marché du haut"; ce dernier se trouvait sur la Stadtplatz d'aujourd'hui. Par contraste à l'urbanité de la Stadtplatz avec ses maisons bourgeoises à plusieurs étages, les maisons des fermiers, artisans et mineurs de la Marktplatz étaient assez humbles et basses lui conférant une ambiance plutôt rurale. Forgerons, chapeliers, maroquiniers, tonneliers et autres y accomplissaient leur besogne. Parmi les maisons modestes du peuple ne se trouvent, à l'ouest de la place et vers la Rathausstraße, que quelques grandes propriétés comme le Gasthaus Bräuwirt ou des maisons de commerce qui, pourtant, datent toutes de l'époque d'après la fin du 19ième siècle.

(17) Maibaum (arbre de Mai):
Au milieu de la Marktplatz s'élève l'imposant arbre de Mai d'une hauteur de presque 30 mètres. Les figurines à gauche et à droite du mât sont l'œuvre de Paul Ernst Rattelmüller, conservateur du patrimoine régional dans les années 1960, et représentent les corps de métier de la ville: (à gauche, de haut en bas) tourneurs, bouchers, chapeliers, charpentiers, maçons, professeurs d'école et agents publics, boulangers, et (à droite, de haut en bas) maroquiniers, forgerons, couturiers et cordonniers, peintres, commerçants, mineurs et agriculteurs, et brasseurs. Le mât est couronné du blason de la ville et du drapeau bavarois. En bas sont appliquées les figurines d'un couple en costume populaire lié par un arc de danse vert, la jeune femme étant habillée d'un corselet de fête en soie comme le portaient autrefois les femmes célibataires. Les signes des corps de métier ont à eux seuls un poids de 800 kilo, le poids total de l'arbre de Mai étant d'environ 3200 kilos.

L'imposant mât de bois peint de bandes blanches et bleues, les couleurs de la Bavière, est renouvelé au moins tous les cinq ans. Lors d'une grande fête au premier Mai, le nouvel arbre est hissé à l'aide d'une construction de rondins liés par des cordes et de la force humaine. Il est un symbole de la fertilité et ne doit manquer dans aucune ville et aucun village bavarois.

(18)
Märchenbrunnen (fontaine de contes de fée):
La fontaine de l'architecte Karl Wegele à côté de l'arbre de Mai fut installée en 1921 dans le cadre de mesures d'embellissement de la place. Le professeur d'art munichois Georg Römer a créé les figures et le pilier central couronné d'un canard. La fontaine fut remaniée en 1972 et obtint alors son aspect actuel. Aux bords du bassin on peut découvrir une grenouille, un escargot, une écrevisse et une tortue.

Une première fontaine en bois sur le l'emplacement de l'actuelle fontaine est mentionnée au 18ième siècle. Elle servait d'abreuvoir lors des marchés aux chevaux et aux bestioles qui avaient été transférés sur cette place au 17ième siècle car le marché du haut, aujourd'hui Stadtplatz, où ces marchés se tenaient à l'origine, était devenu trop petit. Le nouveau marché aux bestiaux fut aménagé aux bords du Schlierach, un ruisseau sauvage dont les nombreux méandres sinuaient à l'époque jusqu'au flanc de la colline derrière le marché.

De nos jours, la Marktplatz héberge tous les jeudis le marché vert et le marché des fermiers, les foires trimestrielles ainsi que d'autres marchés et manifestations.

(19)
Himmisepp (Marktwinkl 10):
Une des plus anciennes maisons de Miesbach est sans doute celle du restaurant Himmisepp nommé d'après son ancien propriétaire Joseph Himmel. Aujourd'hui un restaurant italien y sert des pizzas. La maison fut épargnée par l'incendie de 1783 et montre à l'étage supérieur une construction en bois avec un balcon à balustre très typique pour l'architecture régionale. Le fronton est orné d'un remarquable relief sculpté sur bois du 18ième siècle qui illustre Dieu le père dans les nuages avec le globe impérial et le sceptre, les insignes du pouvoir.

(20)
Eglise protestante (Rathausstraße 8):
Au sud de Miesbach, le clocher de l'église luthérienne s'élève vers le ciel tout en s'intégrant harmonieusement dans la silhouette de la ville. Ce ne fut qu'en 1908 et après de longs travaux préparatifs que la petite commune protestante put construire sa propre maison de Dieu. Jusque là, la petite communauté était desservie par les paroisses de Tegernsee et de Rosenheim. Tandis que l'extérieur de l'église de style historique moderne est plutôt modeste, l'intérieur est aménagé plus richement. Les tableaux au-dessus de l'arc de chœur illustrent les quatre Evangélistes, et les fenêtres à plein cintre contiennent des vitraux colorés. Le peintre de Miesbach Fritz Freund a créé le tableau de l'autel qui montre le Christ en croix. On construisit la maison paroissiale entre 1984 et 1985 à côté de l'église. Une clôture sépare l'église, la maison paroissiale, celle du prêtre et le jardin de la Rathausstraße animée.

A l'ouest de l'église protestante coule le Schlierach qui traverse Miesbach du sud au nord. Il prend sa source dans le lac Schliersee près du village du même nom. Sur son chemin vers le nord, la rivière passe par Miesbach avant de se jeter après 13,1 kilomètres dans la rivière Mangfall qui de son côté est un affluent de l'Inn, ce dernier débouchant en fin de compte dans la Danube. Le Schlierach a un secteur de perception de 73,4 kilomètres carrés et la précipitation moyenne annuelle dans ce secteur s'élève à environ 1300 mm par mètre carré.

(21)
Magasins de costumes populaires dans la Fraunhoferstraße:
Nous arrivons à l'Hôtel de ville en passant par la Rathausstraße d'où bifurque à l'est la Fraunhoferstraße. Dans cette courte ruelle, on trouve tout ce qu'il faut pour s'habiller de pied en cape correctement en costume original – un couturier, un maroquinier qui fabrique des culottes de cuir authentiques, une boutique qui vend les bijoux traditionnels, un chapelier et d'autres artisans.

(22) Rathaus (Hôtel de ville, Rathausplatz 1) :
Après ce bref détour dans la Fraunhoferstraße, nous nous dirigeons vers l'Hôtel de ville qui fut construit dans le style de la néo-renaissance sur la place d'un ancien grenier à sel. Inauguré en 1880, le bâtiment splendide témoigne de la fierté de la bourgeoisie et du conseil municipal de Miesbach à la fin du 19ième siècle, une époque où, après la guerre franco-allemande de 1870/71, l'économie allemande était en plein essor. Johann Baptist Wallach, maire de Miesbach à l'époque, fit intégrer à l'Hôtel de ville une école de garçons qui fut réunie, en 1937, avec celle pour les filles et déménagea alors dans un nouveau bâtiment dans la Münchner Straße. Les quatre fresques remarquables dans le hall d'entrée datent de l'année 1968 et sont l'oeuvre de Sepp Stallhofer.

(23) Monument de la première transmission de courant électrique:
Le monument situé entre la partie ouest de l'Hôtel de ville et le passage à niveau des chemins de fer a pour sujet la première transmission de courant continu dans le monde qui fut, en 1882, le grand évènement de l'exposition internationale d'Electricité au Glaspalast de Munich en 1882. Dans le cadre de cette exposition, Oskar von Miller et Marcel Deprez réussirent, le 16 septembre, pour la première fois à apporter la preuve que le courant continu peut en effet être transmis sur de longues distances. La ville de Miesbach fut choisie comme lieu de départ de l'essai puisque la mine locale était à l'époque très avancée dans le domaine technique, et son directeur M. Carl Fohr était un bon ami d'Oskar von Miller. Pour l'essai, M. Fohr mit à disposition un petit moteur à vapeur pour actionner la dynamo. Celle-ci alimentait la ligne aérienne – elle consistait en deux câbles télégraphiques – d'un courant continu de 1343 Volt. Avec un degré d'efficacité de seulement 22 pourcent, on arrivait à transmettre environ 1,5 CV qui suffisaient pourtant à produire, à l'aide d'une pompe à eau, une petite cascade artificielle au Glaspalast de Munich, à une distance de 57 kilomètres. La transmission de courant fonctionna du premier coup, et tous les témoins de l'essai furent conscients qu'ils venaient d'assister à l'inauguration d'une ère nouvelle dans le domaine de l'électricité.

Le monument de l'architecte Norbert Widmoser fut dévoilé en 1982. Du bassin de la fontaine s'élève une colonne qui porte le globe terrestre entouré d'une bande de formules pour calculer la résistance et la tension.

(24) Marienplatz:
En parcourant plusieurs petites ruelles et places, nous arrivons au Marienplatz. Sur son côté ouest, au fronton de la maison de l'ancienne pâtisserie Kern (Frühlingstraße 21) une grande fresque illustre le motif "le mariage de Canaan". Elle fut créée par Heinrich Bickel en 1936 dans le style dit d'art régional qui était caractéristique du décor des grandes salles des fêtes des brasseries dans les pays des Alpes au tournant du 19ième au 20ième siècle.

Sur la partie sud de la place se trouve, depuis l'année 1962, une fine colonne de Marie du sculpteur Josef Hamberger de Rosenheim. Sur la colonne de pierre travertin d'une hauteur de trois mètres est apposé un bronze de la Sainte Vierge (1,50 m) avec Jésus sur ses bras. Tous les ans à la veille de l'Assomption (15 août), la commune catholique se rend en procession de lumières solennelle de l'église paroissiale catholique à la colonne de Marie pour y prier ensemble.

Lors de l'assainissement de la place en 1993, on érigea sur son côté nord, face à la colonne de Marie, la fontaine des colombes que l'artiste Karl Jakob Schwalbach du village de Valley a créée sur la demande de la ville de Miesbach et qui raconte également une histoire religieuse, celle du Saint Esprit descendant lors du baptême de Jésus sous forme de colombe. C'est pourquoi, la colombe est devenue le symbole du Saint Esprit et aussi de la paix. Plusieurs inscriptions sur le bassin de la fontaine font référence à cette symbolique chrétienne.


(25) Fresque du Haberfeldtreiben (Kirchgasse 8):
Du côté sud de la Marienplatz nous entamons la Kirchgasse où nous intéresse particulièrement l'ancienne maison artisanale au n° 8 dont le tympan montre une fresque de Ludwig Siekmeyer, artisan d'origine berlinoise domicilié à Großseeham; il créa, en 1937, cette fresque au motif du Haberfeldtreiben.

La région de Miesbach était autrefois la scène d'un usage assez archaïque qui s'appelait Haberfeldtreiben et qui se répandit plus tard dans toute la Bavière. Le Haberfeldtreiben, pratiqué ici environ de 1700 jusqu'à la fin 19ième siècle, était une sorte de tribunal que le peuple tenait surtout contre les autorités, mais aussi contre des compatriotes qui avaient commis des contraventions contre les bonnes mœurs. Pendant les nuits du Haberfeldtreiben, les hommes de la ville ou du village, dissimulés par des cagoules ou le visage noirci, se rassemblaient à proximité de l'agglomération et de la maison de l'incriminé. Accompagné du fracas des autres, le patron des "Haberer" récitait sous forme de vers les méfaits de l'inculpé. Le patron des "Haberer" est représenté au milieu de la fresque qui montre les hommes toutefois sans cagoule ou visages noircis. A Miesbach, la dernière grande traque eut lieu en 1883 au Kreuzberg.

(26)
Pfarrkirche ('église paroissiale, Pfarrgasse):
La Kirchgasse est surplombée par l'imposante église de l'Assomption qui fut réalisée sur l'emplacement d'une église précédente détruite lors de l'incendie de 1783. Les descriptions de l'ancienne église racontent qu'elle était une œuvre principale de l'école de stucateurs baroques de Miesbach. Celle-ci était, après celle de Wessobrunn, la plus célèbre de l'Ancienne Bavière. Les sculptures sur bois de l'église étaient également remarquables et provenaient de l'école de sculpture de Miesbach qui a longtemps joui – du gotique flamboyant jusqu'au Rococo – d'une grande réputation. Après l'incendie, il ne restait de l'église que les murailles et les fondements du clocher et du chœur.
Entre 1783 et 1786, une nouvelle église à voûte en plein cintre fut érigée d'après les plans de Johann Baumgartner. Les éléments caractéristiques de cette église sont le clocher élégant et le toit en croupe qui surmonte le chœur. Le riche intérieur néo-roman qui exprimait – comme à l'Hôtel de ville – la fierté de la bourgeoisie de Miesbach au 19ième siècle fut enlevé en 1936/37, et ce qui en restait en 1962/63. Seule la "Mater dolorosa", la Vierge Marie douloureuse au pieds de la croix, sculptée en bois en 1665 par Johann Millauer, a subsistée. La sculpture qui, en 1783, put être sauvée des flammes lors du grand incendie, fut intégrée, en 1963, dans la nouvelle composition du groupe de crucifixion dans le chœur. Le corps du christ fut sculpté sur bois par Roman Anton Boos en 1783.

Une rénovation générale fut effectuée en 2001 d'après les plans de l'architecte Alexander Freiherr von Branca. Depuis, la nef peinte en blanc et rose accueille ses visiteurs dans une ambiance très claire. Sur le côté droit de la porte d'entrée sont exposées des ex-voto datant du tournant du 18ième au 19ième siècle. Remarquez aussi les hampes avec leur décor riche (à droite et à gauche des bancs) qui sont enlevées et portées par les fidèles lors processions de Marie à la veille de l'Assomption.

Extrait de l'histoire de Miesbach:

La première mention de Miesbach dans un acte officiel se trouve dans un contrat passé, en 1114, entre l'évêque Heinrich de Freising et l'abbé Aribo de Tegernsee.

1527 – Premier grand incendie. L'église subit de si grands dégâts qu'il faut la remplacer par une nouvelle maison de Dieu.

1611 – Wilhelm de Maxlrain fait construire le château.
1637 – L'Empereur Ferdinand II confère à Wilhelm de Maxlrain le titre de comte impérial et, par conséquent, la seigneurie Waldeck devient le "comté impérial Hohenwaldeck".
1659 – Construction de l'église Portiunkula.
1705 – 1715 – Le célèbre artiste Johann Baptist Zimmermann est citoyen de Miesbach.
1734 – Miesbach devient bavarois. Avec la mort de Johann Joseph Max Veit de Maxlrain, la famille des comtes de Maxlrain s'éteint, le comté est intégré par la suite au territoire des princes électeurs de Bavière.

1740 – La brasserie royale est érigée par les princes électeurs de Bavière.
1783 – Deuxième grand incendie. A l'exception de quelques bâtiments, le bourg entier est détruit.
1812 – Le blason actuel de la ville est conféré à Miesbach par Max I Joseph.
Depuis 1837 – Elevage des bovins tachetés de Miesbach.
Depuis 1849 – Le charbon est exploité de façon industrielle.
1859 – Constitution de la première association folklorique en Bavière.

1880 – Inauguration de l'Hôtel de ville.
1882 – Première transmission d'électricité de Miesbach à Munich par Oskar von Miller et Marcel Deprez; introduction de l'illumination électrique à Miesbach.
1911 – La mine de charbon de Miesbach est fermée.
1918 –Ludwig III, Roi de la Bavière, élève Miesbach au rang de ville.

 

[Start] [Miesbach] [A-Z  Gäste] [A-Z  Gewerbe] [A-Z  Sozial] [A-Z Gesund] [A-Z  Behörden] [A-Z Vereine] [Chronik] [(D) Rundgang] [Plan / Foto] [(GB) English] [(F) France] [(E) Espana] [(I) Italiano] [(PL) Polski] [(HR) Hrvatski] [(SRB) Srpski] [Speisekarte] [Links] [Impressum] [Thoba] [Webcam]